JOKER : Why (vraiment) so serious ?

Le retour du Joker

Heath Leadger #PetitAngePartiTropTôt avait campé l’un des meilleurs super vilains de l’histoire, Jared Leto l’un des plus survendu. Que vaut ce Joker incarné par Joaquin Phoenix ? Drécryptage !

Pourquoi un film complet sur le Joker ?

Ben parce que Joker c’est l’un des nemesis les plus récurrents de l’homme chauve-souris, si ce n’est LE nemesis. Ce dernier n’a pourtant jamais eu le droit à son propre film sur grand écran, malgré des apparitions tantôt géniales, tantôt discutables (c’est de la tienne dont je parle Jared!).

C’est l’histoire d’un chien, il traverse la route et…

Bref, Todd Philips (le mec derrière Very Bad Trip) s’est dit que ça serait coolosse de réparer cet impair en partant du début, ça aurait pu s’appeler Joker : Genesis que ça n’aurait choqué personne. Bon par contre fallait bien repartir sur des bases plus « saines » que celles de Jared LeSeum Leto…

Je te vois Jared…

Le Pitch

Arthur Fleck est un mec un peu random, creepy mais random, vivant dans un appartement miteux avec sa mère Penny. Arthur tente de joindre les deux bouts grâce à un job de clown pour animations diverses, le hic c’est que le lascar souffre de troubles psychologiques provoquant crises d’hystéries et déprime permanente.

Régulièrement victimisé, moqué et violenté dans une société à la dérive, Arthur Fleck va lentement plonger vers les abîmes et ici pas besoin d’envoyer le Commandant Cousteau pour tenter de sauver le bonhomme.

Bon ben j’ai cherché dans les abîmes, j’ai pas retrouvé Arthur Fleck, du coup je suis remonté sur la Calypso

La giga hype autour du film est-elle un piège ?

Le film a remporté un Lion d’Or à la Mostra de Venise générant une standing-ovation de 8 minutes, la bande-annonce a intrigué moultes fans de comics et a généré une véritable attente puisqu’il fallait laver l’affront de la prestation de Mister Leto, la hype est logiquement montée progressivement avant de déchaîner les passions.

Le Film

Le point fort de l’histoire du Joker, c’est que dans les comics il n’y a pas d’origine clairement définie contrairement à celle de Batman. Et que du coup ben tu peux limite partir d’à peu-près n’importe où du moment que le mec à la fin devienne un clown psychopate.

Ici Todd Philipps a choisi un parti-pris qui résonne plus que jamais dans l’Amérique de ce cher Donald, les malades mentaux qui tôt ou tard prennent les armes avec les effets que l’on connait.

Alors oui, ici on parle d’un super vilain donc l’impact sera moindre sur la population que si tu faisais un film sur la tuerie de Colombine. #SPasGraveCEstUnComicsALaBase

Mais quand tu observes tapis dans ton siège de ciné, l’évolution lente vers le psychopate meurtrier il y a de quoi être saisi tellement c’est fait avec justesse, les différentes scènes de violence pure ponctuant la chose en te décrochant copieusement la mâchoire tellement elles sont soudaines.

C’est du très très lourd, c’est le genre de film duquel tu ressors avec un gros « Oh putain de merde » qui sort de ta bouche quand le générique déclenche.

Joaquin Phoenix

Habité, voila comment tu pourrais définir la performance de Phoenix (Gladiator, Her, Les Frères Sister excusez du peu), à l’instar de Ledger qui campait un Joker d’anthologie, le Joaquin est clairement possédé par la bête…

On passera outre la transformation physique (bon ok c’est juste un régime mais même avec Comme J’aime tu finis pas comme ça), le jeu est incroyablement juste au point de rendre la présent d’un De Niro anecdotique. L’évolution du personnage est lente, malaisante, c’est terrifiant…

Avec Comme J’aime, on est tellement sûr que tu vas avoir ton Oscar qu’on est prêt à t’offrir non pas 2 ni 3 mais 1 semaine gratuite !

Et ce rire bordel, ce rire ! A te glacer le sang…

Evidemment c’est à voir en VOSTFR #LesPuristes, pas sûr que la VF lui rende justice mais bon.

Du coup, est-ce que tout cette hype est un piège ?

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